Comment optimiser son REER?

Le REER ou Régime Enregistré d’Épargne Retraite a été conçu pour mettre de l’argent de côté pour sa retraite. Mais dans une perspective plus large, je dirais qu’il est utile pour amortir le revenu sur une vie. Lorsqu’un REER est acheté, il a pour effet d’être déduit du revenu du contribuable pour être moins imposé.

Par exemple, pour un revenu de 50 000$, si on place 5000$ dans un REER, l’imposition se fait alors sur 45 000$ et on obtiendra 1918$ de retour d’impôt payé en trop durant l’année. Autre exemple, une personne qui gagne 90 000$ et met aussi 5000$ dans un REER, obtiendra un remboursement de 2285$ car son taux d’imposition est plus élevé. Donc plus le revenu est élevé, plus il est avantageux de prendre des REERs.

Mais attention! Une fois le montant placé dans un compte REER, s’il est retiré, il est ajouté au revenu imposable. Alors, si le salaire reste le même, le contribuable doit rembourser ce qu’il a reçu en retour d’impôt l’année où le REER a été placé. On passe donc d’un revenu de 50 000$ à 55 000$ et on doit payer 1918$ d’impôt supplémentaire. La personne à 90 000$, doit subir le même processus. Cette fois, plus on gagne d’argent, plus il en coûte cher de retirer des REER.

Alors à quoi sert ce système? Et bien prenons le même exemple du contribuable qui gagne 90 000$. À la retraite, on suppose qu’il gagne 30 000$. Il retire son REER et additionne le 5000$ à son revenu. Il doit maintenant payer 1550$ d’impôt supplémentaire. Il a donc économisé 735$ (il avait obtenu un remboursement de 2285$) en plus de tout l’intérêt composé au cours des années, imposable seulement au retrait. De plus, s’il n’a pas de pension privée, les premiers 2000$ retirés en REER (transféré alors dans un compte FEER) ne sont pas imposables. Très intéressant!

Mais il existe des cas où il devient extrêmement avantageux de prendre des REERs. Si on planifie un long voyage de plus d’un an par exemple ou une année sabbatique. Dans ce cas, l’année avant de partir, lorsqu’on travaille à plein salaire, une personne prend 12 000$ de REERs. Le retour d’impôt se situe entre 3500$ et 5200$ environ, dépendant du revenu. L’année en voyage, elle n’a pas de salaire. Donc elle retire le REER, qui devient le seul revenu. Le gouvernement ne taxe pas les premiers 12 000$ gagnés. Il n’y a donc pas d’impôt à payer et le remboursement d’impôt va directement dans les poches du contribuable.

Autre condition intéressante, un contribuable gagne 20 000$ annuellement. Il place toutes ses économies soit 10 000$ en REER. Il obtient un haut taux de remboursement, soit 4000$ car il a maintenant 10 000$ de revenu imposable. À ce niveau, non seulement il touche tout ce qu’il a payé d’impôt, mais en plus il a droit à la prime au travail, subvention destinée au gens gagnant un salaire modeste. L’année d’après il gagne toujours 20 000$ et retire ses 10 000$ de REER. Son revenu imposable devient 30 000$ et doit payer 2850$. Par ce petit jeu, le contribuable aura donc économisé 1150$ sans aucun effort.

Et dernière condition, mais non la moindre, les familles de la classe moyenne. Disons qu’un des parents gagne 30 000$ et l’autre 17 000$ et ont deux enfants. Un des parents prend 5000$ de REER. Ce dernier rapporte 1911$. Mais les allocations familiales, la TPS, et le crédit de solidarité vont augmenter pour atteindre avec le remboursement un total de 2931$. Un retour de près de 60%. Même les plus fortunés n’ont pas de retour d’impôt si élevé!

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